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29.10.2006
Dette et impôts
Plus que de grands discours il y a des chiffres, en finances publiques, qui parlent d'eux mêmes.
Christian Blanc a concocté une feuille d'impôts qui fixe bien les idées en la matière !
Vous verrez tout en bas le nombre de crèches ou de m2 d'équipements sociaux ou de de smics que cela représente ... par jour !
Eclairant non !
Pour le télécharger au format PDF cliquez sur le lien suivant :
avis_impot-1.2.pdf
13:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blanc, énergies 2007, présidentielles, Bayrou
17.10.2006
Septembre 2008 : un peu de politique fiction
Cela fait maintenant un peu plus d’un an que Mme R ou Monsieur S est au pouvoir. Que s’est-il passé depuis lors ?
Une mesure symbolique a été prise pour « remercier » l’électorat et montrer que cela change. Quelle sera cette mesure ? On ne sait pas précisément mais on sait déjà quelle doit répondre à un impératif incontournable ne pas coûter un centime !
Pourquoi ? et bien simplement parce que les caisses de l’Etat sont irrémédiablement vides pire même la France est très endettée en tous cas plus qu’elle ne l’a jamais été en temps de paix et plus que ce que permettent les critères permettant à une monnaie de faire partie de l’Euro !
D‘ailleurs le nouvel élu à la magistrature suprême de notre pays a commandité un audit des finances publiques qui a conclu à ce que tout le monde sait déjà depuis le rapport Pébereau de 2005 à savoir que la France a abusé de la facilité de l’endettement public pour assurer son train de vie à court terme.
Il est fait grande publicité de cet audit pour justifier que l’on ne peut plus rien faire et notamment qu’il faut reporter sine die les nombreuses mesures promises lors de la campagne. La rigueur va devoir s’installer. Les batailles font rage au sein de la majorité où l’on prévoit déjà la débâcle des futures élections locales.
Ah j’allais oublier les ministres dits d’ouverture font part de plus en plus ouvertement de leur malaise dans ce simulacre d’ouverture de l’échiquier politique où le parti vainqueur des élections n’a eu de cesse que de s’octroyer tous les pouvoirs et tous le postes de commande. Un sondage révèle que les français auraient souhaité un gouvernement d’union nationale comme en Allemagne où le chômage est inférieur à 6%; la cote de popularité de François Bayrou qui a toujours prôné cette union nationale n’a jamais été aussi forte mais c’est un peu tard.
Je vous rassure ceci n’est que de la politique fiction !
23:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, 2007, Bayrou
04.10.2006
Vous avez dit : « ascenseur social » ?
J’ai eu la chance de bénéficier de l’ascenseur social tout du moins de gravir les premiers étages (jusqu’aux portes de la prestigieuse ENA). Mais j’ai aussi été confronté à la réalité de la panne dudit ascenseur social. C’est cette histoire que je me propose de vous conter ci-dessous.
Très vite, ayant charge de famille à 20 ans, j’ai dû entrer dans la vie active avec mon seul baccalauréat en poche. Un peu par hasard, mais aussi parce que la Bretagne est grosse pourvoyeuse de fonctionnaires eu égard à la faible industrialisation de son économie et au fort niveau d’études de sa population, j’ai opté pour la fonction publique.
Bref me voici en Normandie agent d’exécution dans les Douanes puis trois ans après reçu au concours de contrôleur du Trésor. Dès 1982 je tombe sur une circulaire qui fait état de la possibilité de préparer pendant deux années le concours interne d’entrée à l’ENA. A cette fin il fallait passer au préalable un concours de sélection auquel je me prépare le soir et le week-end et que je passe avec succès après une tentative infructueuse.
Il faut signaler l’intérêt d’un tel système qui permet d‘être libéré de toute fonctions opérationnelles tout en étant rémunérés afin d’effectuer la préparation au concours interne pendant une année ou deux en fonction du niveau de diplôme.
Dès lors je me retrouve au Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement du Ministère des Finances à Paris pour préparer ce concours si sélectif (le nombre de postes offerts, sans doute pour garder au concours sa valeur, a été pratiquement divisé par deux durant la période de préparation).
Là c’est un tout autre monde qui s ‘ouvre à moi et auquel je vais être confronté rapidement.
Dès les présentations de mes « co-préparateurs » le ton est donné c’est une avalanche de diplômes tous plus prestigieux les uns que les autres Ecole Normale Supérieure, Sciences Po Paris etc.
Cela provoque en moi une telle gêne qu’avec un collègue n’ayant comme moi que le bac nous envisageons de nous inventer chacun un diplôme d’études supérieures dans un secteur technique très pointu et méconnu par cette future « noblesse d’Etat ».
Des affinités se créent, et oui tout de même, mais bien sûr entre les candidats qui ont le moins de chances de réussir. Les autres ceux qui peuvent ou doivent réussir (pour faire comme papa ?) ont, à quelques exceptions notables près, envers nous une relative condescendance car nous ne présentons pas un danger réel sur leur chemin.
Je l’avoue humblement je n’avais à l’époque entendu parler de Pierre Bourdieu que vaguement mais en réalité je me retrouvais de plein pied dans l’univers qu’il a si bien analysé. Un autre collègue me glisse d’ailleurs suite à un cours d’histoire consacré à la Révolution Française que sous l’Ancien Régime on aurait appelé l’ENA l’Ecole Nationale des Aristocrates !!! (1)
Mais attention il ne s’agit pas ici de me plaindre bien au contraire : j’ai cru en la méritocratie républicaine au delà du raisonnable c’est tout. Statistiquement je n’avais quasiment aucune chance d’être reçu (fils d’employé, provincial, et n’ayant que le baccalauréat cela fait beaucoup pour un même candidat) et le fait d’avoir été admissible doit être considéré comme une victoire dont je devrai me satisfaire. On ne m’empêchera cependant pas de penser que si l’on évoque tant la question de la « reproduction des élites » c’est bien parce que cette élite n’a pas su s’ouvrir. Or en sélectionnant les candidats sur le « background » (la « culture générale » propriété des classes privilégiées) plutôt que sur leur capacité à s’adapter ou à manager par exemple on ne fait qu’aggraver cette reproduction. Ainsi depuis la création de cette fameuse école la part des élèves issus de milieux modestes aurait été divisée par trois !!!
Aujourd’hui encore plus qu’hier il est urgent d’agir pour que l’ascenseur social accède aussi aux étages les plus élevés et celà d’où que l’on vienne (origine sociale, géographique, etc.).
Pour ce qui me concerne j’ai tiré tout le bénéfice de ces études riches et intenses qui m’ont permis de mieux connaître le monde qui m’entoure. J’ai opté pour les collectivités territoriales comme cadre dirigeant et désormais dans le secteur privé comme consultant en gestion et organisation du secteur public ce qui me permet d’intervenir un peu partout en France mais aussi en Afrique (une envie très ancienne).
(1) Sur la question "des fils et filles de..." voir une courte synthèse des travaux du sociologue Louis Chauvel .
Jean-Pierre MARC
16:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bourdieu, Chauvel
02.10.2006
Le temps n'est-il pas venu de changer de Constitution
Alors que nous allons fêter le 48 ème anniversaire de la Constitution de 1958 il m’apparaît, après mûre réflexion sur la question, plus que jamais nécessaire que s’engage un véritable chantier de rénovation profonde de notre loi fondamentale.
Pourquoi ?
Tout d’abord parce qu’il ne faut pas oublier les circonstances dans lesquelles est née cette constitution et dont elle porte les stigmate. Ces circonstances, qui se caractérisaient notamment par une atmosphère de quasi guerre civile voire de possibilité de putsch dans le cadre de la décolonisation alors en cours, ne sont plus depuis longtemps d’actualité et pourtant notre loi .
Ensuite parce que, même si l’on a pu croire que la constitution était adaptable à l’infini, en réalité depuis quelques temps elle démontre ses limites. Certes on pourra arguer qu’elle a permis l’alternance politique de 1981 mais en réalité on peut voir là une simple continuité dans une dérive de type « monarchique ». Par contre les cohabitations l’ont mise à mal en dénaturant son « esprit » initial qui voulait une répartition stable des pouvoirs au profit d’un Président de la République maître du jeu avec un premier ministre finalement soumis. En outre l’adoption du quinquennat et du nouveau calendrier électoral finissent d’en faire un outil un peu hybride avec une signification peu évidente.
Enfin et peut être surtout une révision en profondeur de la Constitution est un moyen de faire participer les français à la mise en place des institutions qui les gouvernent. Ce que contient la Constitution l’équilibre des pouvoirs, la place et le rôle des différentes institutions publiques , les garanties qu’elle doit apporter au citoyen… Tout cela est trop sérieux pour être l’affaire des seuls « constitutionnalistes » aussi éminents soient-ils.
Ainsi il serait intéressant de discuter du rôle et de la place respectifs des différentes collectivités locales et de l’Etat (l’intercommunalité de plus en plus importante n’y apparaît pas par exemple) ; de se positionner sur la question du cumul des mandants en nombre mais aussi peut être en durée (actuellement seuls les députés peuvent y toucher mais ils pratiquent, pour nombre d’ entre eux, le cumul), de chercher à mieux garantir une justice de qualité pour tous …
Il reste la question de la méthode. Certes ce dossier devrait entrer dans le débat sur l’élection présidentielle mais il me semble que ce ne pourrait être porté et conduit avec succès qu’avec quelqu’un(e) qui rassemblerait une coalition de personnes de bords et d’horizons différents à la tête du pays une véritable « union nationale ». Le ou la candidat(e) d’un pôle ou de l’autre, quelles que soient leurs qualités personnelles et ils n’en manquent pas, auront une insuffisante légitimité (en clair une moitié de la France face à une autre moitié) pour mener à bien un tel chantier. Ce sont tous les français qui doivent pouvoir participer à la révision de leur loi fondamentale il s’agit là d’un exercice pédagogique unique. Enfin il faut se donner du temps pour travailler sérieusement temps qui se comptera en un minimum de plusieurs années. Il n’y a donc plus de temps à perdre pour se mettre au travail et c’est la raison pour laquelle je souhaitais profiter de cet anniversaire pour évoquer cette question d’un point de vue de citoyen et non de spécialiste que je ne suis pas.
Jean-Pierre MARC
18:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou

